Immunothérapie orale

Immunothérapie orale

Polly-allergies

Polly-allergie

Mollusques

Photo de crustacés sur une salade

Qu'est-ce que c'est ?

Les mollusques sont des animaux invertébrés au corps mou possédant éventuellement une coquille pour se protéger.
L’allergie aux mollusques peut parfois concerner une espèce de mollusque en particulier. On distingue alors la classe :
• des bivalves (huîtres, moules, coques, palourdes, coquille Saint-Jacques, pétoncles, couteaux, …),
• des gastéropodes (escargot, ormeau, bulot, bigorneau, bernique, …)
• des céphalopodes (calmar, seiche, poulpe, …).
Pas d’éviction inutile ! Grâce à des tests, votre allergologue vous précisera les aliments à éviter et ceux que votre organisme
tolère. Dans le doute, une éviction de TOUS les mollusques peut être mise ne place, surtout dans le cadre de la restauration
collective.
Cette allergie n’est pas systématiquement associée à une allergie aux poissons, aux crustacés (crabe, crevette, …), aux algues ou
à l’iode. L’allergie à l’iode n’est pas à proprement parlé une allergie alimentaire. En revanche, il peut exister une allergie croisée
entre crustacés et mollusques due à un allergène commun (tropomyosine).

Poissons

Photo de différents poissons comestibles

Qu’est-ce que c’est ?

L’allergie au poisson de mer ou d’eau douce peut parfois concerner une espèce de poisson en particulier. On distingue alors :
• les salmonidés (poissons à chair rose-orangée comme truite, saumon, omble, ombre, corégone, …),
• les poissons à chair blanche (colin, cabillaud-morue, dorade, bar, loup, hoki, sole, …),
• les scombridés (poissons au corps allongé et irisé comme sardine, hareng, thon, maquereau, bonite…),
• les poissons cartilagineux (raie, roussette/saumonette, esturgeon, …).
Pas d’éviction inutile ! Grâce à des tests, votre allergologue vous précisera les aliments à éviter et ceux que votre organisme
tolère, comme par exemple le thon et le maquereau en boite dont l’allergène majeur (parvalbumines) est moins présent et/ou
hydrolysé. Dans le doute, une éviction de TOUS les poissons peut être mise en place, surtout dans le cadre de la restauration
collective.
Cette allergie n’est pas systématiquement associée à une allergie aux mollusques (moule, escargot, calamar,…), aux crustacés
(crabe, crevette, …), aux algues ou à l’iode. L’allergie à l’iode n’est pas à proprement parlé une allergie alimentaire.
Par ailleurs, il ne faut pas la confondre avec une intoxication à l’histamine, une allergie à l’anisakis (parasite des poissons de
mer) ou une infection à Ciguatera (toxine présente dans certains poissons tropicaux).

Crustacés

Qu’est-ce que c’est ?

Les crustacés sont des animaux à carapace vivant dans l’eau salée ou douce.
L’allergie aux crustacés concerne les crabes (y compris les tourteaux, étrilles, araignées de mer, ...), crevettes, gambas,
écrevisses, homards, langoustes et langoustines.
Elle n’est pas systématiquement associée à une allergie aux poissons, aux mollusques (moule, escargot, calamar,...), aux algues
ou à l’iode. L’allergie à l’iode n’est pas à proprement parlé une allergie alimentaire. En revanche, il peut exister une allergie
croisée entre crustacés et mollusques due à un allergène commun (tropomyosine).
De plus, concernant les insectes, en raison de la similitude de certaines de leurs protéines avec celles des crustacés, il est
conseillé de les exclure de votre alimentation.
Pas d’éviction inutile ! Grâce à des tests, votre allergologue vous précisera les aliments à éviter et ceux que votre organisme
tolère. Dans le doute, une éviction de TOUS les crustacés peut être mise ne place, surtout dans le cadre de la restauration
collective.

Affiche des 14 allergènes

ALLERGODIET-Groupe de diététiciens nutritionnistes spécialisés en allergologie - 2017

Allergodiet : un groupe de travail de diététiciens nutritionnistes en allergologie Revue Française d'Allergologie.

Résumé

Cet article propose une définition du métier et une description des activités des diététiciens nutritionnistes (DN) impliqués dans la prise en charge des patients présentant une ou des allergies alimentaires. Des rencontres entre ces DN, les ont amenés à constituer un groupe de travail (GT). Ce GT Allergodiet, sous l’égide du GT en allergie alimentaire (GTAA) de la Société française d’allergologie (SFA), réunit des DN francophones, provenant de divers horizons (établissements de santé, collectivités territoriales…) impliqués dans l’allergie alimentaire (AA) au cours de leur pratique professionnelle. Ce GT a développé deux principaux axes de travail : la prise en charge nutritionnelle des patients souffrant d’AA et l’amélioration de leur accueil (principalement chez l’enfant) en restauration collective, selon les obligations légales d’affichage des allergènes. Allergodiet élabore des recommandations en coopération avec le GTAA, le GT allergie en milieu scolaire et le « Groupe de réflexion en éducation thérapeutique de l’enfant AA » (GRETAA). Allergodiet souhaite constituer une référence dans ses domaines d’expertise. Le groupe a débuté une élaboration d’outils consensuels (conseils d’éviction, documents d’équivalence…), pour améliorer la prise en charge de l’allergologie alimentaire au quotidien. Ces outils évolueront au fil des avancées scientifiques et des nouvelles réglementations.

Règlement INCO : application en restauration collective

Règlement INCO : application en restauration collective ; exemple des collèges du Doubs

Revue Française d'Allergologie12 March 2019…E. CapelliJ. -M. RameA. Doc
Résumé

Une collaboration entre la diététicienne du département du Doubs et le Réseau d’allergologie de Franche Comté (RAFT), a permis de former tous les personnels des collèges du Doubs à l’accueil des élèves allergiques alimentaires dans les restaurations scolaires, ainsi qu’à l’affichage des allergènes conformément au règlement INCO. Plusieurs enquêtes menées auprès des participants ont mis en lumière une forte satisfaction vis-à-vis de cette formation, ainsi qu’un taux d’affichage des allergènes de 100 % dans les collèges, deux ans après les sessions.

Le règlement INCO peut permettre de réduire le risque de réactions allergiques alimentaires à l’école

Le règlement INCO peut permettre de réduire le risque de réactions allergiques alimentaires à l’école

Revue Française d'Allergologie24 February 2017… G. PouesselV. Grandjean-CecconC. Lapeyre-Santos
Résumé

Le règlement no 1169/2011 dit INCO actualise, simplifie, harmonise et clarifie l’étiquetage des denrées alimentaires commercialisées dans l’Union européenne. Il optimise l’affichage de la présence des 14 allergènes à déclaration obligatoire dans la liste des ingrédients des produits préemballés et la lisibilité de ces allergènes. Il rappelle aussi la nécessité de limiter les mentions volontaires « de précaution » des industriels en cas de risque de contamination fortuite par des allergènes majeurs. Désormais, l’obligation de mentionner les allergènes s’applique également aux produits non préemballés. Ainsi, tous les acteurs du domaine alimentaire et notamment en restauration scolaire sont concernés. Ces avancées peuvent permettre de faciliter la prise en charge des enfants avec une allergie alimentaire en milieu scolaire même s’il faut encore améliorer la lisibilité de l’étiquetage des allergènes et encadrer davantage le recours aux étiquetages de « précaution ». Les informations apportées par l’application de ce règlement doivent être intégrées aux programmes d’éducation thérapeutique du patient. Il reste primordial que les pouvoirs publiques soient vigilants sur l’application en vie réelle de ces dispositions et que le personnel de la restauration soit formé à la mise en œuvre de ce règlement.

Diversification alimentaire chez l’enfant : quoi de neuf ? 2014

Diversification alimentaire chez l’enfant : quoi de neuf ?

Revue Française d'AllergologieOctober 2014…A. JuchetA. ChabbertF. Payot
Résumé

Les règles de la diversification alimentaire chez l’enfant ont changé en 2014 par rapport aux pratiques antérieures. Elles reposent sur la notion de « la fenêtre de tolérance » (entre 4 et 6 mois), idéale pour l’introduction d’aliments en vue de l’induction de tolérance chez l’enfant à risque allergique. Les recommandations pour la diversification alimentaire chez un enfant ayant des antécédents familiaux d’atopie sont actuellement les mêmes que pour l’enfant sans risque atopique. Les tests allergologiques prédictifs ne sont pas nécessaires sauf en cas d’eczéma sévère non contrôlé malgré le traitement local bien conduit. La diversification du nourrisson allergique doit également être conduite de la même façon, à l’exception de l’éviction de l’aliment ayant entraîné des manifestations cliniques d’allergie.